le 12 Juillet 2010 une proposition de loi sur « l’aide à mourir », visant à reconnaître une « exception d’euthanasie » a été déposée en première lecture au Sénat. lien par M. Jean-Pierre GODEFROY (PS) membre du « comité de parrainage » de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD), Mmes Patricia SCHILLINGER, Raymonde LE TEXIER, Annie JARRAUD-VERGNOLLE, MM. Serge ANDREONI, Jean-Etienne ANTOINETTE, Mme Marie-Christine BLANDIN, M. Yannick BODIN, Mme Nicole BONNEFOY, M. Didier BOULAUD, Mmes Bernadette BOURZAI, Nicole BRICQ, Claire-Lise CAMPION, Françoise CARTRON, Monique CERISIER-ben GUIGA, MM. Yves CHASTAN, Yves DAUDIGNY, Jean-Pierre DEMERLIAT, Mme Christiane DEMONTÈS, M. Jean DESESSARD, Mme Josette DURRIEU, MM. Bernard FRIMAT, Charles GAUTIER, Didier GUILLAUME, Ronan KERDRAON, Serge LAGAUCHE, Serge LARCHER, Mme Françoise LAURENT-PERRIGOT, M. Jacky LE MENN, Mme Claudine LEPAGE, MM. Roger MADEC, Jacques MAHÉAS, Rachel MAZUIR, Jean-Pierre MICHEL, Gérard MIQUEL, Jean-Jacques MIRASSOU, Jean-Marc PASTOR, Bernard PIRAS, Mme Gisèle PRINTZ, MM. Daniel RAOUL, François REBSAMEN, Daniel REINER, Michel SERGENT, Simon SUTOUR, Mme Catherine TASCA, MM. Bernard ANGELS, Jacques BERTHOU, Yannick BOTREL, Jean-Noël GUÉRINI et Robert NAVARRO.
Le patient « en phase avancée ou terminale d’une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable, infligeant une souffrance physique ou psychique qui ne peut être apaisée et qu’elle juge insupportable, peut demander à bénéficier (…) d’une assistance médicalisée pour mourir »… mais seulement ceux qui « demandent lucidement une aide active à mourir » .

L’article 6 de la proposition de loi prévoit que « les professionnels de santé ne sont pas tenus d’apporter leur concours à la mise en œuvre d’une aide active à mourir ni de suivre la formation dispensée par l’établissement. »

Première lecture en plein congé d’été pour passer inaperçue…profitons de la navette parlementaire prévue à la rentrée pour réagir!

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Richard Rudd, 43 ans, a été victime le 23 octobre 2009 d’un accident de moto qui l’avait laissé dans un «état végétatif persistant». Complètement paralysé, ne présentant aucune réaction, il a survécu avec une respiration artificielle et l’alimentation par sonde. Sans avoir laissé de testament de fin de vie,il s’était clairement exprimé peu de temps avant son accident sur sa volonté de ne pas être maintenu en vie si jamais il devait se retrouver dans un tel état. C’était à propos d’un membre de sa famille qui avait perdu l’usage de ses deux jambes lors d’un accident… Du coup ses proches s’étaient mis d’accord avec l’équipe soignante pour le « débrancher ».

Mais le médecin responsable s’est aperçu que Richard Rudd avait gardé sa conscience, puisque par des mouvements des yeux il répondait aux questions : à gauche pour oui, à droite pour non. Il lui posa solennellement la question : «Voulez-vous que nous continuons vos traitements ?» Et la réponse vint, par 3 fois : regard vers la gauche… «Oui !»

Alors quelle validité ont les « testaments de vie » qu’expriment ceux qui sont en pleine possession de leurs moyens ?

Michel Janva via le Salon Beige

”L’opinion publique peut bien être en faveur de l’euthanasie, cela ne la rend pas juste pour autant”

Mgr Adrian Leo Doyle,archevêque de Hobart, en Tasmanie le 6 juillet 2010 mettant en garde contre le projet de loi sur l’euthanasie dans cet Etat de la Fédération australienne . Catholic weekly

C’est une première. La promotion 2009-2010 de l’Institut de formation des aides-soignants de Tréguier revient d’un voyage d’études d’une semaine en Belgique, dans le cadre du stage optionnel de fin d’année.

[...] D’emblée, on met le doigt là où ça fait mal dans les hôpitaux de l’Hexagone. Mais aussi « moins de contraintes administratives ».
[...] Les élèves ont appris beaucoup de choses. Comme « le droit à l’euthanasie, reconnu en Belgique. » Le financement de ce voyage pédagogique a bénéficié d’une subvention de 50 % du conseil régional de Bretagne, et de 25 % par la perception de la taxe d’apprentissage auprès des entreprises. source Ouest France 29 Juin 10

On ne croyait pas la chose possible : l’Allemagne, échaudée par le passé nazi qu’elle a eu à subir, était toujours restée réticente par rapport aux manipulations d’embryons et à l’euthanasie. Par voie jurisprudentielle, la Cour de justice fédérale de l’Allemagne vient de légaliser l’euthanasie directe en affirmant qu’une tentative de mise à mort d’une femme dans le coma ne constituait pas un crime parce que sa volonté à cet égard était connue et qu’elle avait consenti à l’euthanasie.

L’affaire « Erika K » a ainsi abouti au renversement d’une condamnation pour homicide d’un avocat qui avait conseillé à une cliente de sectionner le tuyau d’alimentation de sa mère avec une paire de ciseau, alors que le personnel de la clinique où celle-ci se trouvait dans le coma refusait de mettre fin à son alimentation.

La jeune femme, elle, avait été acquittée dès les premiers stades de la procédure parce qu’elle avait suivi le conseil de son avocat « par erreur » ; seul celui-ci , Wolfgang Putz, avait été condamné à neuf mois d’emprisonnement avec sursis. La Cour fédérale avait alors été saisie par le ministère public qui contestait la légèreté de la peine.

La Cour a décidé que « la volonté exprimée par la patiente… ne justifiait pas seulement la fin du traitement par l’arrêt de toute alimentation mais aussi l’acte volontaire de mettre un terme ou un empêchement à ce traitement dont elle ne voulait plus ».

Il y a ici une confusion qui s’installe de plus en plus puisque l’alimentation et l’hydratation ne constituent pas des traitements médicaux dont la poursuite peut relever de l’acharnement thérapeutique et que le patient peut récuser – dans ce cas précis, en les refusant par avance ce qui est déjà plus délicat –, mais des soins ordinaires qui sont dus à chacun dans les circonstances habituelles, et dont le retrait aurait pour objectif d’obtenir la mort du patient.

L’arrêt de la Cour fédérale a été accueillie avec satisfaction par le gouvernement allemand, bien que le chancelier Angela Merkel se soit prononcée contre toute forme de suicide assisté. Le ministre de la justice, Sabine Leutheusser-Schnarrenberger a déclaré qu’« à un moment difficile de la vie, les testaments de vie rédigés par les patients assurent une sécurité aux patients, à leur famille, aux médecins et aux infirmières. »

Jeanne Smits source

Centre d’euthanasie de Kaufbeuren. Allemagne, 1945.

sacramentsickIl est important d’apporter au malade en fin de vie l’accompagnement spirituel nécessaire ; St Jacques le dit dans ses épitres : « Si l’un de vous est malade, qu’il fasse appeler les anciens de la communauté qui prieront pour lui en pratiquant une onction d’huile au nom du Seigneur. Leurs prières, inspirées par la foi, sauveront le malade, le Seigneur le relèvera, et s’il a commis des péchés, ils lui seront pardonnés ». 5, 14-15

Il faut permettre au maximum à la famille d’être présente auprès du malade mais une des difficultés dans les soins palliatifs vient de ce que la famille freine malheureusement parfois cet accompagnement spirituel en demandant au médecin qu’il ne mette pas le patient au courant de la gravité de sa maladie car elle a peur de la réaction de son parent ; mais d’une part on ne connait jamais toutes les ressources d’un patient et d’autre part comment celui-ci pourra se préparer à la mort ? La famille a souvent plus peur de la mort que le patient lui-même et il y a un véritable refus de la réalité, refus de la mort tellement véhiculée par notre société athée. On voit souvent la famille être plus au courant que le malade lui-même de son état de santé.

Benoit XVI rappelle la nécessité de nombreux « centres de soins palliatifs en mesure d’offrir une assistance complète aux malades ainsi qu’un accompagnement spirituel ». La mort, ajoute-t-il, « est une expérience à laquelle chaque être humain est appelé, et pour lequel il doit être préparé ».

En soins palliatifs c’est non seulement le malade qu’il faut prendre en charge mais aussi la famille ; à nous de leur donner l’Espérance qui les soulagera : « Heureux les morts qui meurent dans le Seigneur ! oui dit l’Esprit, dès à présent qu’ils se reposent de leurs travaux, car leurs œuvres les suivent » Jean, Apocalypse XIV, 13.

E. de L pour civitas Tours

Des sénateurs ont annoncé devant l’Assemblée générale de l’ADMD (Association pour le droit à mourir dans la dignité) qu’ils déposeraient une proposition de loi sur la législation de l’euthanasie à l’automne. « Les groupes sont très partagés sur le sujet », a indiqué Guy Fischer, sénateur communiste, instigateur de cette prochaine proposition (source).

L’alimentation et l’hydratation sont nécessaires à la vie de tout être. water-essential-unesco

Dans les soins palliatifs l’alimentation et l’hydratation sont envisagées de façon à ne pas hâter la mort mais administrées de façon la plus naturelle possible. Ainsi on évitera les perfusions qui sont peu confortables -à moins que celles-ci soient le seul moyen d’administrer des antalgiques ou que le patient ait de grandes difficultés à avaler- ainsi que l’alimentation entérale, c’est-à-dire par sonde. L’hydratation par voie orale même minime est souvent suffisante pour conserver une fonction rénale plusieurs jours : inutile donc en général de perfuser le patient, ce qui entrainerait au contraire de l’inconfort, notamment au moment de l’agonie.

Pour ce qui est de l’arrêt des traitements il faut d’abord différencier les actes à but purement diagnostique (ex. : prise de sang), des actes à but diagnostique et thérapeutique (ex. : endoscopie digestive qui permet d’explorer l’estomac ou l’intestin et de traiter en même temps certaines lésions)  et des actes purement thérapeutiques (ex. : administration d’un traitement.)

Dans les soins palliatifs, il faut éviter les actes ne servant qu’au diagnostic puisqu’il ne s’agit plus de traiter la maladie mais simplement les symptômes gênants. En ce qui concerne les actes ayant un but et diagnostic et thérapeutique, certains seront pratiqués, d’autres non ; il en est de même pour les actes purement thérapeutiques. On devra évaluer les avantages et les inconvénients de ces actes afin de voir s’il est préférable de les pratiquer ou non. Il faut que l’acte en lui-même apporte du soulagement au patient. Ainsi par exemple, on poursuit parfois, chez certains patients en phase terminale d’un cancer, une chimiothérapie (traitement lourd, avec des effets secondaires) mais qui donne au patient un certain soulagement. Il faudra faire attention cependant à ne pas laisser au malade de faux espoirs comme il arrive parfois.

Mais dans bien des cas il convient d’arrêter la plupart des traitements qui ne font que repousser un peu la mort et sont fatiguant, voire douloureux pour le patient et inutiles. A quoi cela sert-il de faire de (nombreux) examens qui fatiguent le patient, sont parfois douloureux quand on sait qu’il n’y a pas de guérison possible ? Certains médicaments peuvent aussi être supprimés surtout quand le patient ne peut plus ou ne veut plus les avaler. Cet arrêt ne va pas causer la mort immédiate, mais il peut l’accélérer.

L’Eglise explique jusqu’à quand on doit poursuivre les traitements et quand on peut les arrêter : « Dans l’imminence d’une mort inévitable, malgré les moyens employés, il est permis, en conscience de prendre la décision de renoncer à des traitements qui ne procureraient qu’un sursis précaire et pénible, sans interrompre pourtant les soins normaux dus au malade. » Congrégation pour la Doctrine de la Foi, 5 mai 1980 ; par soins normaux il faut entendre alimentation, hydratation, soins d’hygiène et de confort. Il n’est donc pas permis de laisser un patient mourir de faim ou de soif. On ne peut le priver de nourriture ou de boisson, ni arrêter une alimentation ou une perfusion si on sait qu’il en a besoin pour vivre.

E. de L pour civitas Tours

Grosse polémique depuis deux semaines au Canada: l’archevêque de Québec et Primat du Canada a décidé de s’attaquer au déclin de notre civilisation. Le cardinal Ouellet a dénoncé à plusieurs reprises la   décriminalisation de l’euthanasie et de l’avortement: ce sont «des faits qui mettent en évidence le désarroi d’une humanité déboussolée et aspirée par le néant».

Face à la Fédération canadienne des sociétés de médecins catholiques (FCSMC), ce dernier a décrié le concept émergent de la dignité de la personne. Selon lui, le débat en cours au Québec, où la vie ne serait plus digne d’être vécue à un certain degré de souffrance, est réducteur et dangereux.

Par conséquent, toute personne qui voudrait en finir plus rapidement avec l’appui de ses proches et un support médical adéquat fait fausse route. Cette perception ne tient pas compte de la loi profonde du respect de la vie, dit-il.

«On érige l’iniquité en système et on façonne l’opinion publique à grand renfort de pression médiatique». Mgr Ouellet réclame des soins palliatifs de qualité au lieu d’éliminer les patients qui souffrent, «car ils peuvent continuer à grandir jusque dans l’extrême faiblesse.» Son diagnostic évoque également d’autres sujets comme la hausse des suicides, les foyers détruits ou les conjoints non-mariés.

Agacés par l’autorité morale et doctrinale de l’Eglise,  les grands médias jonglent entre les bruleaux anti-Ouellet (insulte à l’intelligence humaine, rétrograde, dogmatisme stupide , propagande idéologique, extrémiste religieux, fondamentaliste islamiste, etc.), les sondages orientés et font grand bruit de toutes les initiatives cathophobes comme ce groupe Facebook invitant les gens à se « débaptiser » pour protester contre ces propos épiscopaux trop choquant…

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Photo: La Presse Canadienne /Francis Vachon

« Prendre la vie de quelqu’un d’autre, c’est toujours un crime moralement. » Le cardinal Marc Ouellet

« En vérité, je vous le dis, chaque fois que vous l’avez fait au moindre de mes frères que voici, c’est à moi que vous l’avez fait » Matth. 25, 40

Les soins palliatifs ( du latin palliare : atténuer sans guérir) peuvent être définis comme l’ensemble de soins donnés aux patients dont la maladie ne répond plus à un traitement curatif, c’est-à-dire quand il n’y a plus de guérison possible. Ces soins sont d’ordre physique, psychique, moral et spirituel. Ils ne hâtent ni ne « reculent » la mort ; ils sont donc contraires à l’euthanasie et à l’acharnement thérapeutique.

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Les soins palliatifs traitent la douleur, notamment à l’aide d’analgésiques puissants tels que la morphine, ils assurent au patient l’hydratation et l’alimentation en respectant au maximum le confort du patient et tout soin ou traitement sympto matique nécessaire à son soulagement. Dans un ordre psychologique les soignants sont là pour donner au patient le réconfort nécessaire, en favorisant notamment la présence continuelle de la famille, autant que possible. Enfin les soins palliatifs doivent procurer au patient l’assistance spirituelle nécessaire jusqu’à sa mort.


L’Eglise s’est toujours o ccupée des malades, de ceux qui souffrent mais les soins palliatifs se sont développés à partir de la seconde moitié du XXème siècle. Le pape Pie XII en a montré l’importance et leur a donné un cadre, notamment dans son discours à une assemblée internationale de médecins et de chirurgiens sur les problèmes religieux et moraux de l’analgésie du 24 Février 1957.


Il parle de la douleur à traiter : « Il serait erroné de prétendre que la douleur est une condition indispensable de cet héroïsme (chrétien)

Les souffrances aggravent dans bien des cas l’état de faiblesse et l’épuisement physique, entravant l’élan de l’âme et minent les forces morales au lieu de les soutenir. Par contre la suppression de la douleur procure une détente organique et psychique, facilite la prière et rend possible un don de soi plus généreux.

L’analgésie est moralement permise si des indications médicales nettes la suggèrent, si l’on ne dépasse pas dans la fixation des doses la quantité permise, si l’on a mesuré soigneusement l’intensité et la durée de celle-ci et (enfin) que le patient y consente ».


Il est important que la douleur soit prise en compte et traitée après évaluation. En effet la douleur est la première chose à gérer dans les soins palliatifs. La morphine est l’analgésique le plus puissant que l’on possède aujourd’hui, elle soulage un grand nombre de douleurs et est disponible sous différentes formes. En ce qui la concerne il faut préciser que celle-ci n’accélère absolument pas le processus de la mort si elle est donnée par voie orale. Le pape précise même qu’il est permis de donner des narcotiques même si ceux-là diminuent la conscience et abrègent la vie si le but est de soulager la douleur et non d’accélérer la mort, « s’il n’existe pas d’autres moyens, et si, dans les circonstances données, cela n’empêche pas l’accomplissement d’autres devoirs religieux et moraux », dit Pie XII ; J ean Paul II rappelle la même chose dans son encyclique Evangelium Vitae en Mars 1995.


D’un point de vue moral et catholique il n’est donc pas permis, au XXIème siècle, où nous possédons beaucoup d’antalgiques, de laisser souffrir les malades dans les derniers moments qu’il leur restent à vivre ici-bas.


E. de L pour civitas Tours

Le Professeur Lucien Israël continue, dans une deuxième partie, de décrire les effets néfastes de l’Euthanasie sur la société.

Ces effets se trouvent à divers degrés. En premier lieu, la perte de confiance des malades par rapport aux médecins et aux personnels soignants et aussi, par le fait même, la perte du respect que le médecin et le personnel soignant doivent avoir vis-à-vis des malades, vis-à-vis du mystère de la vie. « Alors, ou bien le médecin, qui constitue le recours face à l’adversité durant le séjour terrestre, comprend ce statut unique, singulier, et il  est au nombre de ceux qui manifestent cette compréhension par leurs soins, leur volonté, leur capacité de respect, de compassion et d’accompagnement ; ou bien le médecin refuse de prendre en considération le fait qu’il  a en charge une existence unique ,irremplaçable, et il en résulte une grande menace pour les cultures en général et pour le statut d’homo sapiens, sapiens en particulier ». La médecine est définie comme étant « l’Art de Guérir » et non pas de tuer. «  Les médecins ont prêté le serment d’Hippocrate, jurant qu’ils n’attenteraient pas à la vie de ceux qui se confiaient à eux et qu’ils feraient, au contraire, tout pour la respecter… si les médecins, et même la société, consentent à l’euthanasie médicalisée, l’image de la médecine sera considérablement altérée ».

En second lieu, il y voit une destruction de la civilisation chrétienne« Je dirais que le deuxième danger, encore plus sérieux à mon avis, est l’effondrement de la culture occidentale ». La culture occidentale respecte la vie comme étant quelque chose de sacré qui ne dépend pas des hommes mais d’une réalité supérieure. Cette culture épanouit la société en lui procurant tous les biens matériels et spirituels dont elle a nécessairement besoin. Dans une société équilibrée, toutes les générations y ont leur place : donnant et recevant à la fois. Tout soignant dira qu’il reçoit beaucoup  de la part de malades, plus qu’il n’en donne. «L’euthanasie légalisée, c’est la rupture du lien symbolique entre générations ».

En légalisant l’euthanasie, on crée une société d’eugénisme où seuls les biens portants auront leur place, on réduit l’homme à une machine productive ; ainsi ceux qui ne sont pas utiles à la société sur un plan matériel sont rejetés « dès lors qu’une telle perspective est admise, qu’elle fait l’objet d’une forme de consentement social, les cadets ne pourront s’empêcher de voir leurs aînés comme des objets jetables … cela a déjà, et cela aura, des conséquences très dommageables pour la transmission des règles de vie en famille et en société, et, partant, pour la transmission des rites, de la morale, de la solidarité et des valeurs qui sont les nôtres. » Dès lors tout ce qui est spirituel est rejeté.

« Cette pensée ne peut mener qu’à l’anarchie et au relâchement moral généralisé »

C’est oublier que l’homme n’est pas seulement un animal mais qu’il est doué d’une intelligence et d’une volonté, qu’il est sociable ; cette société constituée d’individus pensant repose donc sur des valeurs qui ne sont donc pas seulement matérielles.

«  Ce sont les valeurs qui font qu’une société subsiste qui sont aujourd’hui en péril. Il y a un non-dit indispensable à la cohérence d’une société ; le respect dû à la vie et la nécessité de prolonger jusqu’au bout les efforts pour maintenir les individus en vie relèvent de ce non-dit. »

Pour conclure, Jean de Roissard cité dans Valeurs Actuelles du 19 Novembre 2009 fait écho aux réflexions du professeur Israël et décrit cette nouvelle société où l’on veut cacher tout ce qui n’est pas agréable, plaisant pour l’individu et surtout pour le corps ; on tente de peindre un monde rose, sans contrainte aucune mais c’est un monde égoïste qui surgit où l’on n’a plus aucun sens du bien commun, et des individus que nous rencontrons.

« Prise au piège d’une utopie destructrice qui a eu successivement pour visage le rationalisme positiviste, le scientisme, l’utilitarisme, le relativisme déclaré, l’indifférentisme et, finalement, le politiquement correct, porte ouverte sur le Meilleur des mondes selon Huxley, l’âme de l’Occident se dissout, autant dans une frénésie de l’action que dans un épanchement larmoyant. Il nous faut restaurer dans leur ordre les valeurs indispensables, depuis l’origine, au simple bonheur de vivre. Le monde où nous vivons va de crise en crise. Les conséquences sociales sont lourdes. La jouissance de l’instant présent tend à déterminer une morale si strictement individualiste qu’il est admis que chacun a le droit de définir son bien, ainsi que son mal, perdant non seulement la conscience du bien commun mais aussi, à la longue, tout intérêt affectif pour l’autre, toute chaleur du cœur et toute notion du bien commun. »

Seigneur mon Dieu, dès aujourd’hui, j’accepte de votre main, volontiers et de bon coeur, le genre de mort qu’il vous plaira de m’envoyer, avec toutes ses angoisses, toutes ses peines et toutes ses douleurs.

Saint Pie X; indulgence plénière.

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A l’origine du projet de loi pro-euthanasie l’affaire Humbert…

Vincent Humbert endurait-il de très grandes souffrances?

Une fois sortie du coma et jusqu’à la fin Vincent Humbert ne souffrait pas du tout physiquement d’après le kiné qui l’a suivi durant les deux années précédent sa mort.

Vincent Humbert était-il vraiment un tétraplégique sourd et aveugle, privé de communication avec son entourage?

D’après le témoignage de son kiné, propos confirmés par une enquête, Vincent Humbert contrairement à ce qui a été dit, n’était pas tétraplégique au sens médical du terme (moelle épinière non atteinte) mais hémiplégique et il était seulement mal voyant et non aveugle.

Il pouvait regarder la télé et suivait avec assiduité les matches et en discutait longuement avec son kiné à qui il répondait à l’aide de son pouce. Car il entendait et avait la motricité du bras droit jusqu’au coude.

Il aimait aussi à plaisanter et bavarder longuement avec son kiné. Ceci jusqu’à la veille de sa mort encore.

Pourquoi Vincent Humbert a-t-il demandé à mourir?

Suite à un traumatisme crânien, Vincent était frappé du syndrome frontal qui lui donnait horreur du changement et  l’empêchait de modifier ses jugements une fois posés.

Sa mère espéra longtemps qu’il récupérerait intégralement toutes ses facultés. Lorsqu’après deux ans de rééducation l’état de Vincent devint stagnant, sans espoir de retrouver sa motricité intégrale, sa mère fut extrêmement déçue et refusa d’accepter la situation. Son fils devait quitter le service de rééducation avec le kiné qu’il appréciait énormément pour aller dans une maison d’accueil spécialisée où on devait lui proposer un projet de vie adaptée

Du fait de son syndrome frontal, Vincent refusait tout changement et sa mère craignait qu’il ne se plaise pas dans sa maison d’accueil. A ce moment là elle était extrêmement fragile psychologiquement et c’est alors que des associations pro euthanasie la contactent. C’est alors qu’elle commence à changer. Un journaliste local arrive un jour dans la chambre de Vincent, Marie le présenta comme un ami de son fils. C’est la première médiatisation et le début de l’affaire Humbert : la demande de mourir adressée au président de la République dans un journal national. Demande refusée mais le président lui promettait toute l’assistance matérielle possible. Vincent reçu alors de nombreuses lettres, il  était très heureux qu’on pense à lui.

Vincent Humbert a-t-il lui même écrit sa lettre au président?

D’après le kiné le style de la lettre n’était pas du tout celui de Vincent. C’est une monitrice éducatrice qui le connaissait peu qui se chargea de la rédiger sans en informer même la mère de Vincent alors que celui-ci était sous tutelle.

Pourquoi cette demande présidentielle qui n’avait aucune chance d’aboutir?

Du fait de la législation le président ne pouvait pas donner une suite favorable à cette demande.

Le but évident était la médiatisation de l’affaire. La lettre fut publiée trois jours plus tard en première page dans un journal local puis national. De même pour le livre soi disant écrit par lui :

« « Titi avait fait cela pour s’amuser et ne parlait de personne », m’affirma sa mère. J’avais pourtant vu quelques noms et prénoms dans mon rapide coup d’œil. En kiné, le lendemain, j’ai parlé de ce livre à Vincent. On en a ri ensemble, il me promit une dédicace particulière, tout cela sous forme de blagues. »

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sources: sosfindevie: Le Kiné de Vincent parle …

Comme son fondateur, l’Eglise n’est jamais restée indifférente devant la souffrance d’autrui ; c’est d’ailleurs elle qui a créé le premier système d’assistance médicale publique au monde : songeons notamment aux dispensaires des monastères, puis au réseau d’hôtels-Dieu, c.-à-d. d’hôpitaux, émaillant toute l’Europe où riches et pauvres recevaient les mêmes soins, dans des lits identiques. On peut le constater par exemple en visitant l’hospice de Beaune ou bien l’hôtel-Dieu de Tournus (aujourd’hui musée Greuze) dans lequel officiaient des religieuses jusque dans les années 60 et où les salles communes ne furent fermées qu’en 1978.Hotel_Dieu_in_Paris_about_1500

La personne en grande souffrance, qu’elle soit physique ou psychique, a besoin et a droit à toute la sollicitude possible du corps social ; celle-ci passe non seulement par les actes médicaux de toutes natures qui s’avèrent nécessaires pour amener à la guérison ou, selon le cas, pour atténuer cette souffrance, mais également par le réconfort moral, c’est à dire la manifestation concrète de la compassion.

Cependant, quand bien même cela procéderait – s’agissant d’une partie des partisans de l’euthanasie – d’une authentique sollicitude pour les personnes en situation de grande souffrance, est-il pour autant concevable de légaliser une nouvelle transgression de l’interdit de tuer, en votant, au nom du peuple français, une loi octroyant au corps médical le pouvoir de provoquer la mort d’individus, éventuellement de certaines catégories d’individus ?

François BURLE dans la lettre aux élus n°3 du 06/01/10 VERS UN «DROIT A LA MORT »  EVOLUANT VERS UN DROIT DE VIE E T DE MORT ? page 1

Aujourd’hui, affirmer sa foi catholique, enseigner et la transmettre avec fidélité est un acte « stupéfiant »…et dangereux pour le « bien-vivre ensemble » libéral!

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« Monseigneur Léonard est contre les préservatifs, l’avortement et l’euthanasie« . La nouvelle fait grand bruit, la presse francophone belge se lamente et souligne le décalage « entre les positions vaticanes, prônées avec un prosélytisme sans complexe par Mgr Léonard, sur l’euthanasie, le divorce, la bioéthique, l’homosexualité, et les évolutions de la société belge, qui loi après loi, est devenue la plus progressiste d’Europe ».

La nomination du nouveau Primat de Belgique Mgr André-Mutien Léonard fait même trembler le gouvernement. La ministre de la « santé » Laurette Onkelinx a tout simplement expliqué son aversion: « Sur le sida: il conteste l’utilisation du préservatif alors que de gens en meurent tous les jours. Il est contre l’avortement et l’euthanasie… Le choix du pape pourrait remettre en cause ce compromis qui permet de vivre les uns avec les autres dans le respect de chacun«  (Laurette Onkelinx, BEL RTL, 18/01/10). La vigilance pro-vie est emminement politique. Les catholiques ne devraient jamais rougir de leur foi, laisser passer des lois anti-catholiques ou soutenir des gouvernements contre la vie . « Monseigneur Léonard a déjà contesté régulièrement les décisions du Parlement » (Laurette Onkelinx, BEL RTL, 18/01/10).

la video:laurette onkelinx bel rtl 18 01 10

voir aussi: Le Belge Jean-Jacques De Gucht n’aime pas les hôpitaux catholiques

Etat végétatif: 41% des patients sont mal diagnostiqués (et risquent d’être euthanasiés en Belgique)